superdupontL’expatriation se fait très souvent pour des raisons professionnelles, une situation qui n’est que temporaire. C’est pour cette raison que les Français à l’étranger ne sont que rarement organisés en lobbys politiques au sein de leur pays d’adoption, mais c’est là un tout autre sujet.

(1) Le rejet - Il existe cependant de nombreux citoyens qui s’expatrient par frustration, dégoût ou rejet de leur pays natal. Souvent, ces émotions ne sont que les projections d’un mal de soi profond, dans d’autres cas, c’est un concours de circonstances malheureux.

Il faut rester critique à l’égard de son pays, certes, c’est le signe d’une bonne éducation démocratique, mais ceux qui reportent sur le pays natal tout le mal qu’ils ressentent se trompent parfois de cible. Qu’importe, l’expatriation aura un effet curatif.

(2) L’ignorance – L’expatrié émotif ignorera longtemps sa culture et son pays, c’est une phase de découverte du pays d’adoption, c’est l’ignorance et même l’oubli de ses racines. Cette étape, comparable à une lune de miel, est celle de vacances rallongée, du plaisir de la découverte.

(3) L’ennui – L’expatrié émotif finira tôt ou tard par s’ennuyer. Progressivement, les comparaisons entre le nouveau et l’ancien pays se feront de plus en plus fréquemment et un glissement progressif s’opèrera. Le pays natal commencera à manquer, d’autant plus que l’expatriation est rarement sans embûches, sans tracas…

(4) La redécouverte – Ainsi de fil en aiguille, l’expatrié finira par découvrir que ses racines, sa culture, sa langue, le définissent davantage que tout autre facteur. Il découvrira de nouveau qui il est, d’où il vient.

(5) L’identité triomphante - Au risque de paraître nationaliste aux yeux de ses compatriotes de métropole, l’expatrié a parfois tendance à incarner une forme désarticulée de Super Dupont. Vu qu’en France, que le patriotisme exacerbé se mute souvent en nationalisme à connotations extrémistes, l’expatrié qui retrouve ses racines avec force doit toujours ménager l’expression de ces sentiments s’il retourne en France.

De plus, à l’étranger, il doit éviter de sombrer dans un nationalisme chauvin qui pourrait être perçu comme une forme nouvelle d’arrogance.

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